Confessions d’un acteur déchu, Osman Elkharraz et Raymond Dikoumé, Stock.

Littérature

A mon tour de m’exprimer plus en profondeur sur le livre d’Osman et Raymond. Lorsque j’ai lu ces dix-sept premières pages, synopsis du film qu’ils avaient l’intention de réaliser, j’ai tout de suite pensé que leurs quatre mains feraient un très beau livre. Avec Véronique de Bure, nous avons immédiatement été séduites par le ton, la voix, et, ensemble, nous nous sommes démenées pour que le projet aboutisse.

Osman a vécu à Colombes, ville dans laquelle j’ai grandi, moi aussi. Les quartiers dont il parle, le collège, les rues, le magasin de jouets, la tour Z des Fossés Jean où j’ai fait mes premiers pas, tout cela m’était familier, c’était un gamin de chez moi, un gosse dont j’aurais pu être l’enseignante, la voisine, ou, dans une autre vie, une copine de classe. Lire la suite

« Une année à Clichy, La ville qui rêvait qu’on l’oublie », Bahar Makool et Joséphine Lebard.

Littérature

clichyCe n’est un secret pour personne, je suis très sensible à tout ce qui traite de la banlieue, et surtout quand c’est de manière positive.

Cela ne signifie pas que j’attends de ceux qui en parlent qu’ils nous dressent un portrait formidable et édulcoré de nos quartiers, mais, simplement, qu’ils nous disent qu’on y vit, qu’on y aime, qu’on y échange et qu’on y lutte – comme c’est le cas partout ailleurs. Lire la suite

UN ÉTÉ JAPONAIS… ou presque.

Littérature

haruki-murakami-1J’ai passé l’été avec Haruki Murakami. Et c’est à se demander si je ne suis pas un peu monomaniaque…

« L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » a été le premier de la liste. J’ai plongé dedans, tête baissée, littéralement happée par l’histoire. L’écriture de Murakami est délicieuse. Elle est simple, très visuelle, extrêmement vivante. On y est. Même si on n’a jamais mis un pied au Japon, même si l’univers de l’auteur est particulièrement fantaisiste, on se laisse emporter. Peu importe qu’il y ait des digressions, des questions qui restent sans réponse, on l’accepte sans rechigner. Parce que c’est lui. C’est Murakami. Lire la suite